Le Grand-duc, une histoire de persévérance!


En cette période des fêtes, j’étais à la recherche d’un sujet de photographie intéressant pour clore l’année 2016 sur une belle note… Hier matin, j’ai été servi! Tout a commencé avec l’arrivée d’un Grand-duc au Domaine Maizerets, il y a de cela environ trois semaines. Bien que ce gros hibou m’ait toujours impressionné, je n’avais jamais eu la chance d’en réaliser les photos que j’espérais. En effet, il est assez difficile de réaliser de bonnes prises de ce strigidé, notamment car il a tendance à se tenir au sommet des arbres, loin des regards. De plus, contrairement à la chouette, il chasse exclusivement la nuit, faisant en sorte qu’il passe l’essentiel de ses journées à dormir. Finalement, son camouflage particulièrement efficace le rend fort difficile à repérer.

Étant conscient que la tâche ne serait pas facile, je me suis donné comme mission d’aller aussi souvent que possible au Domaine Maizerets, me répétant qu’en multipliant mes visites, je finirais bien par avoir la photo dont je rêvais! Mes cinq premières visites furent toutefois un échec sur toute la ligne. En effet, le Grand-duc était perché si haut que je devais pratiquement prendre mes photos à 90°. Finalement, à la fin du week-end dernier, j’ai réussi une photo que je considérais « passable ». Étant perfectionniste et persévérant de nature, je ne m’avouais toutefois pas vaincu.

La semaine suivante, c’était déjà Noël, accompagné de quelques jours de congé qui tombaient à pic. Entre deux brunchs, j’ai réussi à trouver quelques heures pour me rendre sur place à nouveau. C’est finalement le 27 décembre au matin, lors de ma dixième visite, que la chance a tourné. Je commençais alors à comprendre les habitudes de ce hibou. Alors qu’il avait plu toute la nuit, une épaisse couche de glace tapissait le sol, rendant les déplacements périlleux. J’ai décidé malgré tout de jeter un coup d’œil dans les sapins, sachant qu’il gagnerait à s’y cacher pour éviter l’intempérie. Bingo! J’ai remarqué dès mon arrivée une paire d’yeux jaunes qui me fixaient. À ce moment, j’avais l’impression que l’esprit de la forêt m’observait.

Réussir à le trouver aussi rapidement était déjà un accomplissement en soit, sans compter le fait qu’il était réveillé! À peine le temps de réaliser quelques clichés que le grand-duc prenait son envol. Son plumage étant tellement mouillé, il n’a pas réussi à se rendre bien loin et tomba dans un lilas tout près de moi. Le pauvre semblait implorer mon aide, avec son regard expressif.

J’avais alors une proximité inégalée avec lui, dont j’ai profité pour immortaliser le moment. Après quelques minutes, il a finalement repris son envol et est allé se percher dans un arbre, ne cessant de battre des ailes pour se sécher. C’est donc bien heureux de ma matinée que je suis reparti avec mes photos, le sentiment du devoir accompli. Voilà qui clôt bien cette année 2016!

#Hiver #Hiboux #Oiseaux

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