Parc national des Monts-Valin


Il y a quelques mois, alors que les premiers flocons d’un hiver hâtif tombaient sur Québec, je faisais quelques recherches afin de trouver un endroit qui me permettrait d’immortaliser les paysages féériques qui accompagnent cette saison. J’avais déjà eu la chance d’admirer des photos prises dans les Chic-Chocs en Gaspésie pendant la saison hivernale, et c’était tout simplement magnifique. Malheureusement, le manque de temps ne me permettait pas d’entreprendre ce périple cet hiver. Je me suis alors rappelé d’amis qui m’avaient parlé du parc national des Monts-Valin et de sa « vallée des Fantômes ».


Les Monts-Valin n’étant situés qu’à 3 heures de Québec, j’ai facilement réussi à convaincre mes amis de tenter cette aventure avec moi. C’est donc jeudi dernier, à bord du « Fantôme Express » que nous avons rejoint la Baie-d’Alexis. Là-bas, un magnifique chalet parfaitement situé nous servait de camp de base pour l’exploration des environs.

Après avoir défait nos bagages, nous sommes sautés dans nos raquettes pour aller photographier le coucher du soleil sur le « Pavillon Antoine-Dubuc ». L’épaisse couche de nuages ne nous a malheureusement pas permis d’avoir les belles couleurs que nous espérions, mais nous sommes tout de même rentrés au chalet heureux de nos photos.

Durant la nuit, les plaintes du vent nous rappelaient la chance que nous avions d’être au chaud à l’intérieur, alors qu’une tempête faisait rage dehors. Le lendemain matin, une accumulation impressionnante de neige nous attendait à l’extérieur. Nous avons malgré tous entrepris l’ascension du Pic-Dubuc et de sa célèbre vallée des Fantômes. C’est donc avec de la neige jusqu’aux genoux, même avec nos raquettes, que nous avons parcouru le sentier. Nous avons fait une petite halte afin de se réchauffer au relais situé à 1 km du sommet.


Plus nous avancions, plus le paysage commençait à se transformer. Nous avions alors vraiment l’impression d’être entourés de momies et de fantômes tellement les arbres croulaient sous la neige. Nous avons finalement atteint le sommet d’un blanc immaculé, balayé par le vent. Les conditions inhospitalières rendaient la prise de photo très difficile, la neige s’accumulant sur la lentille de ma caméra. J’ai malgré tout réussi des photos qui me plaisent beaucoup!

Le lendemain matin, alors que la tempête commençait finalement à se calmer, nous sommes partis à la recherche d’animaux à photographier. Il faut cependant savoir que les fortes précipitations de neige dans le parc rendent l’accès à la nourriture difficile, limitant ainsi la faune qui s’y trouve. Rien n’était toutefois perdu, alors que des traces fraîches laissées par un lièvre m’ont mené dans un petit sous-bois où j’ai pu compléter une belle série de photos qui ont bien clos cette aventure.

De retour à l’accueil, le personnel nous mentionne que nous avons assisté dans les derniers jours à une tempête de neige comme il n’en avait pas vu depuis plusieurs années. En effet, d’aussi forte accumulation de neige en si peu de temps était exceptionnel. Nous repartons ainsi, conscient de la chance extraordinaire que nous avons eue, les cartes mémoires pleines et la tête remplie de souvenirs.

#Hiver #Randonnée #Paysage

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